Londres accuse l'Iran d'avoir tenté de saisir un pétrolier britannique dans le détroit d'Ormuz

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Trois navires de guerre iraniens ont tenté de bloquer mercredi le passage d'un pétrolier britannique par le détroit d'Ormuz, à l'entrée du Golfe, a déclaré le gouvernement britannique. Téhéran nie toute confrontation.

Un nouvel incident dans la région du Golfe. Des navires iraniens ont tenté mercredi soir "d'empêcher le passage" d'un pétrolier britannique dans le détroit d'Ormuz, a affirmé, jeudi 11 juillet, un porte-parole du gouvernement à Londres, quelques jours après l'arraisonnement d'un pétrolier iranien par le Royaume-Uni à Gibraltar.

"Contrairement au droit international, trois navires iraniens ont tenté d'empêcher le passage d'un navire de commerce, le 'British Heritage', dans le détroit d'Ormuz", a indiqué le porte-parole britannique dans un communiqué, expliquant que la Royal Navy avait dû intervenir en déployant une frégate pour venir en aide à ce pétrolier propriété de BP Shipping, filiale de transport pétrolier du géant BP.

"Le HMS Montrose a été contraint de se positionner entre les navires iraniens et le British Heritage et de lancer des avertissements verbaux aux navires iraniens, qui ont ensuite fait demi-tour", a ajouté ce porte-parole. "Nous sommes préoccupés par cette action et continuons à exhorter les autorités iraniennes à désamorcer la situation dans la région".

Le pétrolier était en route vers la ville irakienne de Bassorah pour prendre sa cargaison, mais n'a pas pu le faire en raison de l'incident, a indiqué à l'AFP une source proche du dossier.

L'Iran a immédiatement nié toute confrontation avec un quelconque navire. Les Gardiens de la révolution iraniens ont nié avoir bloqué ce pétrolier. "Il n'y a eu aucune confrontation avec des navires étrangers, y compris britanniques, au cours des dernières vingt-quatre heures", ont-ils écrit dans un communiqué publié par leur agence de presse Sepah News. Ils ajoutent que s'ils avaient reçu l'ordre d'arraisonner des navires étrangers ils l'auraient fait "immédiatement, de manière décisive et rapide".

"Harcèlement"

Le président iranien Hassan Rohani avait averti, mercredi, le Royaume-Uni de "conséquences" après sa décision d'arraisonner un pétrolier iranien au large de Gibraltar la semaine dernière.

La tension autour du détroit d'Ormuz, par lequel transite près d'un tiers du pétrole brut mondial acheminé par voie maritime, a culminé au cours des dernières semaines avec une spirale d'événements, dont des attaques d'origine inconnue contre des pétroliers et la destruction d'un drone américain par l’Iran. Téhéran, accusé par Washington d'être à l'origine des sabotages de tankers, a démenti toute responsabilité.

Une "coalition" maritime internationale en vue

Mardi, le chef d'état-major interarmées américain a évoqué la possibilité d'une "coalition" maritime internationale garantissant la liberté de navigation dans le Golfe. "Je pense que probablement au cours des deux ou trois prochaines semaines, nous déterminerons quels sont les pays qui ont la volonté politique de soutenir cette initiative, et ensuite nous travaillerons directement avec les militaires pour identifier les capacités spécifiques qui soutiendront cette initiative", a expliqué le général Joseph Dunford.

Selon ce général, le plus haut gradé américain, Washington fournirait "la connaissance et la surveillance du domaine maritime". La Ve Flotte américaine est stationnée à Bahreïn. Les pétroliers seraient escortés par les nations sous le drapeau desquelles ils naviguent, comme l'a souhaité en juin le président Donald Trump.


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